Déforestation, insalubrité, risques sismiques… Les problèmes environnementaux et risques divers sont nombreux en Haïti. Pour aborder ces défis, la AIC a lancé le mardi 14 mai 2019 la troisième édition de son grand concours Athéna sur la gestion des risques et la protection de l’environnement.

 

Les spécialistes sont unanimes : les plus jeunes sont les plus vulnérables quant il s’agit de risques et d’aléas naturels. Consciente de sa responsabilité sociale la AIC de concert avec ses partenaires a lancé cette année la 3e édition du grand concours sur la gestion des risques et la protection de l’environnement. Baptisé ATHENA, nom de la déesse grecque de la sagesse, de la stratégie et des maîtres d’école, ce concours vise à éduquer et à sensibiliser les jeunes sur les thématiques environnementaux, les aider à réfléchir aux solutions et à récompenser les meilleurs projets proposés. La vision à long terme pour ce concours reste et demeure une jeunesse haïtienne ayant une préparation concrète et qui est capable de faire face aux risques.

 

« Les enfants et les jeunes représentent l’avenir. Ensemble ils forment un public cible clé très sensible aux problèmes de la société. », a déclaré Sabine Osnard, coordonnateur à l’AIC, lors de la conférence de lancement. « Par ce concours, il ne s’agit pas seulement de distinguer les meilleurs projets mais aussi de permettre aux plus jeunes d’entre nous de comprendre certains phénomènes et de devenir eux-mêmes des éléments réducteurs de risques », a t-elle poursuivit.

 

« La Direction de la protection civile (DPC), partenaire de cette édition, contribuera à la formation des élèves sur l’ensemble du territoire et fournira les documents nécessaires à leurs travaux », a indiqué M. Pierre de la DPC, aux côtés des autres partenaires dont le Centre d’entrepreneurship et de leadership en Haïti (CEDEL Haïti) et l’Alliance pour la gestion des risques et la continuité des activités (Agerca).

 

Pendant les semaines et mois à venir, des écoliers de tout le pays travailleront en petit groupe pour identifier une menace dans leur communauté et monter un projet permettant à leur communauté d’être plus résiliente. A la fin, les équipes et projets sélectionnés s’affronteront lors d’un débat face à un jury pour déterminer les meilleures propositions de solutions.

 

Lors des deux éditions précédentes des élèves de l’Institution Saint-Louis de Gonzague à Delmas, du Collège Adventiste de Pétion-Ville, ainsi les élèves venus de l’Ecole Nationale Guy Malary de Hinche, du Lycée Justin Lhérisson de Anse-à-Foleur et du Collège Mixte le Phare de Belle-Anse ont représentés valablement leur école par des présentations primées. Certains de ses projets sont même actuellement en cours d’implémentation dans plusieurs régions du pays !

 

Parions que cette année encore les travaux présentés seront de qualités et qu’ils aideront à faire baisser la vulnérabilité du pays. Une coquette somme de 5 000 dollars américains sera allouée aux équipes gagnantes pour mettre à exécution leurs idées.